Poésie  Poésie  Poésie  Poésie  Poésie  Poésie  Poésie  Poésie  Poésie 

Fuyant le feu

destructeur 

de mes profondeurs enfouies, 

je me suis tournée  vers le sombre inconnu 

où le lune miroitait sa différence. 

Je l’ai appelé de son nom de femme, 

je me suis inscrite à son temps d’épouse,  je me suis alliée à sa nuit d’ogresse. 

Dans l’éclatement de fer et de sang j’ai su lune étrange  ennemi  viril 

Car ma déchirure  fut complète.              Poésie  Poésie  Poésie  Poésie  Poésie  Poésie  Poésie  Poésie  Poésie      

J’ai appris la mer  Sur ton corps salé émergeant des vagues. 

J’ai appris la mer 

De ma langue gourmande parcourant le relief de ta poitrine large, 

Séjournant en ce creux qui soupire en son centre. 

J’ai léché longuement le sel Sur ton cou, tes bras, tes lèvres, 

J’ai mis tout mon soin à te goûter et te parcourir J’ai dit : tu ne seras plus jamais  Ours mal léché… 

Et toi tu m’as nommée chèvre 

Dévalant sur ton rire au milieu des rochers. 

J’ai découvert alors la mer  De mes désirs Et j’ai soif de toi. 

Et j’ai pu goulûment  boire à la vie  Parce que j’ai  toi-f. Soif et boisson, tu es mon désir et son contentement.   

                       Poésie  Poésie  Poésie  Poésie  Poésie  Poésie  Poésie  Poésie  Poésie